Mairie Arné

Histoire de la commune :

La présence de deux tumuli fait remonter l’habitat d’Arné à la protohistoire, environ 3000 ans avant J.C., et les vestiges d’un cippe funéraire attestent d’une occupation des lieux durant la période Gallo-romaine. Son nom pourrait ainsi provenir du gaulois « Arnos » ou du latin Anérius.

Du haut Moyen-âge à la révolution, le village d’Arné était rattaché au diocèse ecclésiastique de Saint Bertrand de Comminges. Quant au diocèse civil, après s’être retrouvé en Jugerie de Rivière puis en Nébouzan, à la suite du partage du Comminges entre Pétronille de Bigorre et son frère Bernard V, Arné entra dans le Pays de Quatre Vallées.

Au cours des siècles, de multiples seigneuries se sont succédé à Arné, les Vicomtes de Lavedan, les Vicomtes de La Barthe vassaux des Rois d’Aragon, le Comte d’Armagnac, les Bourbon, Arné étant ainsi à l’époque des guerres de religion sous la coupe d’un seigneur protestant, les Sariac et Devèze, le Commandeur des Hospitaliers de Boudrac et les Chapelains de Garaison.

Pendant la Révolution, Arné intégrée dans le canton de Castelnau Magnoac, et les autres villages des Quatre Vallées, seront réunis à l’ancien Pays de Bigorre, sous l’impulsion de Bertrand Barrère membre éminent de la Convention, pour former le Département des Hautes-Pyrénées.

Les habitants d’Arné étaient en grande partie paysans, fonctionnant exclusivement en faire-valoir direct avec de petites propriétés, selon un écosystème d’inspiration montagnarde, et cette économie agro-pastorale autarcique avait pour base les vacants communs, bédats, padouens et besiaux, qui occupaient plus de la moitié de l’espace rural.

Les mutations du XIX° et du XX° siècle ont sensiblement modifié l’organisation ancestrale en partie basée sur une économie collective, au travers notamment du partage des biens communaux et de la mécanisation progressive de l’agriculture et de l’élevage.

Le creusement du canal de la Neste à partir de 1850 constitue également un évènement majeur qui permettra à la Commune et à ses habitants de ne jamais manquer d’eau, alors qu’ils en étaient privés durant les mois d’été. Aujourd’hui encore, le système d’irrigation géré par une Association Syndicale Autorisée, et mis en place à partir du canal communal dérivé du système des Nestes, fonctionne toujours.

Avec dix-huit jeunes morts pendant la première guerre mondiale, Arné a payé un très lourd tribut, et connu ensuite comme les autres communes rurales, un exode continu au cours du XX° siècle.

L’électrification de la Commune commença en 1923 inaugurant sa modernisation continue, et la restauration de son patrimoine au cours des dernières années.

Témoin de la longue Histoire de la Commune, l’église d’Arné fut remaniée à divers épisodes, et fait s’opposer des styles très différents. Jusqu’à la fin de l’ancien régime, il s’agissait d’un édifice roman à nef unique, qui fut agrandie à trois reprises, en 1827, en 1860 et en 1894. Le clocher fut édifié en 1842 et modifié en 1874.

La première école d’Arné fut construite en 1865 et agrandie en 1898. Le bâtiment ayant été détruit par un incendie en 1930, une nouvelle école fut reconstruite en 1947. L’école publique d’Arné ayant été fermée par l’Inspecteur d’Académie en 1994, les enfants de la Commune sont inscrits à l’école publique de Pinas et bénéficient d’un service de ramassage scolaire. Les locaux de l’école sont utilisés depuis 1995, par l’école de musique d’Arné, structure associative, qui accueille une soixantaine d’élèves et une chorale.

La salle des fêtes du village lieu de convivialité et de rassemblement par excellence   vient d’être intégralement rénovée pour permettre aux associations communales de réaliser leurs animations et aux particuliers de bénéficier d’un lieu pratique et confortable.

 


Blason ArnéBlason de la commune

« Parti : au premier d’or aux trois pals de gueules, au second d’argent au lion de gueules : le tout sommé d’un
chef d’azur chargé d’une fleur de lys d’or ».


 

Quelques images de la commune